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[Environnement] Un peu d'histoire...

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Le domaine de Souviou (suite et fin)

16.09.2011

Attention : Cet article est mis en archives et n'est plus d'actualité !


Accolée à la vénérable bastide (au premier plan), la cave est entourée de cultures en restanques (oliviers, vigne, lavande…)
Accolée à la vénérable bastide (au premier plan), la cave est entourée
de cultures en restanques (oliviers, vigne, lavande…)
(…) Vaste de 51 hectares, l'exploitation figurait déjà sur le cadastre de 1588… La production d'huile d'olive dépassant largement les besoins des habitants du lieu, le surplus, très recherché pour sa qualité, était vendu aux grands familles de Toulon et de Marseille. Quant aux grignons (pâte restant après l'extraction de l'huile vierge), ils faisaient le bonheur des savonneries phocéennes. Aujourd'hui exploitée sur 7 hectares, l'oliveraie de Souviou est riche de 3.000 arbres dont 500 pluri-séculaires.

Son ancien moulin à huile, dont il ne reste hélas plus rien, était l'un des plus renommés de la basse Provence. Sa production était égale à 1 % du total national. Parmi les olives cultivées : la Brun, la Cailletier, l'Aglandeau, la Picholine… Quant au vin, vinifié sur place à partir de cépages nobles comme le Cinsault, le Grenache, l'Ugni, le Syrah, le Rolles, le Sémillon et surtout le Mourvèdre, roi de l'appellation, était si réputé qu'il attirait les clientèles les plus huppées.

Mais Souviou, c'est aussi une vieille bastide provençale accolée à une chapelle à « ailes d'ange » qui abrita les restes mortels du prédicateur bénédictin Dom Joseph Bonnasse de l'ordre de Saint-Maur, mort en ce lieu le 22 octobre 1823… mais aussi, dit-on, un fabuleux trésor que personne, en dépit de recherches obstinées, n'a jamais pu trouver. Dans les années cinquante, succombant aux charmes de ce site béni des dieux, l'actrice Danielle Darrieux l'a racheté pour en faire un lieu de villégiature. Dès lors, l'exploitation agricole a été abandonnée et la nature a progressivement repris ses droits.

Ce n'est qu'en 1984, après le rachat du domaine, en friche, par les époux Cagnolari, Parisiens passionnés de terroir, que la production oléicole et vinicole a redémarré. Sur cette terre sèche, pierreuse, exigeante, mais ô combien généreuse, une cave moderne et fonctionnelle a été édifiée. On y produit de l'AOC Bandol dans les trois couleurs (blanc, rosé, rouge) avec un rouge remarquable (70 % de Mourvèdre). Vieilli dans des foudres de chêne ovales permettant une meilleure stabilisation, ce cru très concentré est à la fois typé, rond en bouche et bien charpenté. Les ½nologues qui l'ont « tasté » affirment qu'il possède toutes les vertus qui font les grands rouges de garde.

Extrait de l'ouvrage de Jacky Laurent « Le Beausset au fil du temps » publié aux éditions Alan Sutton.


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