Article précédent Article suivant
[Environnement] Un peu d'histoire - Au temps de la Révolution
Le temps des émigrés
27.05.2011
Attention : Cet article est mis en archives et n'est plus d'actualité !

Pour les assiégés de Toulon - contre-révolutionnaires,
Anglais, Espagnols, « émigrés »,
ou simples habitants - la prise de Toulon par les Républicains
fut un véritable apocalypse.
Sont qualifié « d'émigrés », par arrêté du 14 septembre 1793, les Varois ayant quitté le département ou leur village sans justification, ceux, en particulier, ayant trouvé refuge à Toulon sous la protection de la contre-révolution triomphante soutenue par les forces anglaises et espagnoles des Amiraux Hood et Langara.
Parmi ces « émigrés », des Beaussétans de toutes classes et origines favorables aux Girondins ou à la Monarchie, mais aussi des gens simplement poussés par la peur. Ne se sentant plus en sécurité au village, les malheureux ont cru que l'abri offert par la place forte de Toulon serait plus sûr. C'était sans compter sur la détermination, la rage de vaincre et la soif de vengeance des Républicains qui investirent la ville le 18 décembre 1793.
Les 81 « émigrés » beaussétans réfugiés dans les murs de « la ville infâme » (selon un recensement daté du 7 février 1794) passeront de biens mauvais moments. Pas moins de 28 d'entre-eux périront d'ailleurs de mort violente, la plupart sur l'esplanade du Champ de Mars lieu privilégié pour les exécutions.
En voici la liste : Sébastien Ainaud (fusillé); Jean-François Bonasse résident à Souviou (fusillé); Jean-François Caussemille, prêtre (guillotiné); Augustin Dalmas (guillotiné); Joseph Dalmas dit « Pé de Banc » (fusillé); Jean-Michel Dalmas dit « Macadé », cultivateur (fusillé); François-Xavier Decugis dit « Barbier », perruquier (fusillé); Laurent Déprad, ménager (fusillé); Philippe Déprad, boulanger (guillotiné); Jean-Louis Déprad, cultivateur et sergent de ville du village (fusillé); Joseph Fisse, cultivateur (guillotiné); Barthélémy Fournier, aubergiste (guillotiné); Honoré Fournier dit « Capucin » (fusillé); Benoît Fulconis, bourgeois (guillotiné); Antoine Gairoard, bourgeois (fusillé); Jean-Baptiste Gueirard ou Guérin (guillotiné); Antoine Imbert (fusillé); Louis Imbert, notaire (guillotiné); Dominique Marquand, tourneur (guillotiné); Jacques Marquand dit « L'Ange » (guillotiné); Pierre Marquand (guillotiné); Benoît Portalis, ancien maire (guillotiné); Portalis dit « Bigouden » (fusillé); François Trouin, cultivateur (guillotiné); Paul-Vincent Revest (guillotiné); Joseph Rounard, négociant (fusillé); Jean-Louis Sicard (fusillé); Alexandre Vivon (fusillé).
Extrait de l'ouvrage de Jacky Laurent « Le Beausset au fil du temps » publié aux éditions Alan Sutton.
Courrier des lecteurs :
Pas de commentaires
[Ajouter un commentaire sur cet article]