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[Actualités] Le décès d'Erich Gradek (1924-2011)
Auteur de plusieurs publications sur l'histoire du Beausset, le docteur Gérard Delaforge, membre associé de l'Académie du Var et ex-adjoint à la culture de la commune (1987-1995), nous propose des textes sur des faits historiques. Aujourd'hui, Monsieur Delaforge revient sur le décès d'Erich Gradek, l'une des personnes à l'origine du jumelage entre Le Beausset et Scheidegg. (partie 1)
31.10.2011

Le blason de Scheidegg
Erich GRADEK, l'un des Pères
fondateurs du jumelage entre Le Beausset et Scheidegg est décédé. Ses obsèques ont eu lieu le samedi 24 septembre dernier.
Avec lui disparaît l'un des membres
historiques et des pionniers de notre jumelage.
Je me rappelle encore notre première rencontre, un jour de novembre 1988, lorsque, accompagné du maire de Scheidegg (German Weh), du chef de corps
des sapeurs-pompiers (Karl Bader), et d'un traducteur allemand, nous avions fait connaissance.
Du côté beaussétan étaient aussi présents le maire d'alors (Edmond Lafond), les élus Pierre
Bastid et André Porcher, ainsi que deux représentants des
sapeurs-pompiers du Beausset: Armand Figueredo (alors chef de corps)
et son adjoint Marcel
Dalmas. Le courant est tout de suite passé entre nous. Nous avions la même vision de l'Europe, et des moyens de
faire en sorte, à notre humble niveau,
que l'avenir de celle-ci soit
pacifique.
Erich Gradek était
né à Weiler en 1924. Cet homme est toujours resté amoureux de son « Heimat ». Il avait coutume de dire qu'il avait été baptisé avec l'eau de la Hausbach (du nom d'une rivière qui
coule à Weiler). Mais son « Heimat » était triple: il était tout autant attaché à Scheffau (village où il résidait dans sa magnifique résidence de «Blumenau ») qu'à Scheidegg. Ayant exercé des responsabilités à Scheffau, il en était devenu le
représentant au sein du conseil municipal de Scheidegg lorsqu'une fusion des deux communes s'était réalisée.
Erich Gradek avait eu vingt ans en 1944. Ce n'était pas facile d'être allemand en ce temps-là. Français non plus, d'ailleurs. Enrôlé comme soldat dans les « Gebirgsjâger », l'équivalent allemand de nos troupes de montagne, il avait connu le front de l'Est.
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