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[Actualités] La Poste (partie 2)

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Auteur de plusieurs publications sur l'histoire du Beausset, le docteur Gérard Delaforge, membre associé de l'Académie du Var et ex-adjoint à la culture de la commune (1987-1995), nous propose des textes sur des faits historiques. Cette semaine, il nous éclaire sur La Poste et son histoire dans notre village. (partie 2)

05.12.2011

Le Beausset en port payé sur lettre de 1810
Le Beausset en port payé sur lettre de 1810
Le Beausset en port dû sur une lettre de 1810
Le Beausset en port dû sur une lettre de 1810
Plus tard, pendant la Révolution, apparut sur le courrier un numéro d'ordre de département, puisque la Provence, comme toutes les anciennes provinces, avait été découpée en départements portant en général le nom d'un fleuve les traversant. Les Beaussétans étaient donc devenus des Varois. Et le Var avait pour numéro d'ordre le « 78 ».

Eh oui, nous n'avons pas toujours été des « 83 » ! Deux types de marques postales, ou oblitérations, sont alors possibles. Soit une marque postale avec deux lignes: 78 sur la première ligne, et LE BAUSSET en dessous. Soit P.78.P. sur la première ligne, et LE BAUSSET en dessous. La première correspond au « port dû », la seconde au « port payé ».

« Port payé» signifie qu'en apportant une lettre au bureau de la Poste, on avait aussi payé le montant de son acheminement jusqu'au destinataire. « Port dû» signifie que l'expéditeur n'avait pas payé la taxe d'acheminement de sa lettre et qu'une fois celle-ci parvenue au destinataire, ce serait à ce dernier d'en acquitter le montant. Les lettres en « port payé» sont, en général, plus rares que celles en « port dû ».

En effet, à l'époque, il était considéré comme plus convenable, et comme faisant preuve de davantage de politesse, d'envoyer son courrier en « port dû ». C'était donc le destinataire qui devait payer la « taxe postale », et pas l'expéditeur. L'envoyer en « port payé », aboutissait à l'inverse: la taxe postale d'acheminement était payée par l'expéditeur et non par le destinataire.

Mais cela était alors souvent considéré comme une faute de savoir-vivre: cela sous-entendait que l'expéditeur estimait que le destinataire n'avait pas les moyens d'acquitter le montant de la taxe postale ... Les temps ont bien changé, essayez donc aujourd'hui d'envoyer votre courrier en « port dû », vous m'en direz des nouvelles ...

Docteur Gérard Delaforge
(suite et finla semaine prochaine)

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